Produire une série microdrama est un métier à part entière. Ce n'est pas « de la télé en plus court », mais une logique narrative et de production qui lui est propre. Un regard sur la façon dont naît une série pour Snäxx.
Le plan de construction : environ 45 épisodes, la durée d'un long métrage
Une série Snäxx typique se compose d'environ 45 épisodes de 1 à 3 minutes. Mis bout à bout, cela représente à peu près la durée d'un long métrage – mais découpé en une multitude de bouchées snackable. Cela change tout au scénario : au lieu de quelques grands actes, il faut des dizaines de mini-arcs narratifs, chacun avec sa propre entrée en matière et son propre cliffhanger.
Les cinq premiers épisodes décident de tout
Chez Snäxx, les cinq premiers épisodes de chaque série sont gratuits. Ce n'est pas un hasard, mais un élément de la dramaturgie. Ces épisodes doivent porter l'ensemble – ils sont l'accroche qui décide si quelqu'un continue à regarder. C'est pourquoi les premières minutes concentrent un travail disproportionné : prémisse claire, conflit immédiat, un personnage auquel on s'attache.
C'est dans les cinq premiers épisodes que se décide si une série fonctionne. Ici, chaque seconde compte.
Double format : 9:16 et 16:9
Une particularité de Snäxx est le double format. Chaque série est diffusée en deux rapports d'image : 9:16 vertical pour le feed mobile et 16:9 horizontal pour le grand écran et la TV. Cela ne peut pas se recadrer après coup – il faut y penser dès le départ. Dès le tournage, le cadrage est planifié pour les deux formats, afin qu'aucune version ne ressemble à un compromis.
Du tournage à la plateforme
Après le tournage vient la postproduction – montage, son, étalonnage, sous-titres. Comme Snäxx mise sur le multilinguisme, les séries sont préparées pour plusieurs langues. Au bout du compte, on obtient une série qui fonctionne aussi bien dans le feed For You que sur le téléviseur.
Deux voies pour les créateurs
Qui produit soi-même peut collaborer de deux manières avec Snäxx : en coproduction avec Black Forest Studios – du développement du sujet jusqu'à la post – ou en licenciant une série déjà terminée pour la plateforme. Dans les deux cas : pour nous concentrer sur des projets sérieux, nous n'acceptons que des séries dont la production est financée de façon assurée à au moins 50 %.

